Les hameaux du Luberon

Entre les Alpes et la Provence

Ni un village en miniature, ni une très grande ferme, les hameaux constituent une entité à part entière dans les paysages et le patrimoine architectural du Parc du Luberon. Ce type d’habitations est généralement peu fréquent en Provence, leur présence sur le territoire du Luberon traduisant plutôt une influence alpine.

Le hameau des Proches Bastides à Lourmarin
© Hervé Vincent

Etablis le plus souvent en plaine autour d’une première ferme isolée, d’un point d’eau, d’une petite industrie ou d’une chapelle, ils peuvent compter aujourd’hui jusqu’à une dizaine d’habitations agglomérées.
Si quelques-uns remontent au XVIe siècle, la plupart se sont constitués au XVIIe siècle à l’époque de l’expansion de l’agriculture. Disposant de plus d’espace libre que dans un village (et plus proche de ses terres), le paysan pouvait agrandir ainsi sa maison au fur-et-à-mesure de ses besoins familiaux ou économiques. Lorsque les enfants étaient prêts à s’installer, ils construisaient une nouvelle maison à côté ou directement contre la vieille maison de famille.
Cela explique que les hameaux aient souvent une appellation patronymique. C’est, dans ce cas, un signe de prospérité de la famille (les Grands-Cléments à Villars).

Le profil typique des façades d’un hameau du Luberon

Des noms qui racontent une histoire

Si la proximité d’une source (Fontjoyeuse à Peypin d’Aigues), d’une route, d’un marché fixe l’habitat de certains hameaux, d’autres sont caractérisés par une activité particulière de leurs habitants (la Tuilière à Cheval-Blanc ; les Tamisiers à Gargas).
Reflets d’une organisation communautaire aujourd’hui en mutation, la vie au hameau garde encore tout son charme et son pittoresque, même si le four, le puits, la fontaine ou l’aire de battage n’ont plus l’usage collectif d’autrefois.

Au gré de vos balades dans la campagne Luberonnaise, prenez alors le temps de découvrir et d’observer ses hameaux : leurs noms, leurs formes, leurs petits édifices, les matériaux utilisés pour les bâtir.
Et si un jour vous deviez en restaurer une maison ou venir simplement y habiter, vous sauriez alors que derrière un petit hameau se cache souvent une grande histoire de famille de ce territoire.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le hameau des Poulivets à Oppède, implanté dans la plaine, devient en 1912 le nouveau chef-lieu de la commune suite à l’abandon progressif du vieux village médiéval construit sur son éperon rocheux.

PLUS D'INFOS

> LIVET (R.), Habitat rural et structures agraires en Basse-Provence, Annales de la Faculté des Lettres, Aix-en-Provence, Ophrys, 1962

> MASSOT (J.-L.), Maisons rurales et vie paysanne en Provence, SERG, 1975

> PERRON (C.), Haute-Provence habitée, Relevés d’architecture locale, Edisud, 1985

CONTACTEZ-NOUS

Service Paysage, urbanisme, architecture et patrimoine
Maison du Parc
60, place Jean Jaurès – 84400 Apt
> envoyer un mail
> 04 90 04 42 00

Photo du bandeau : Le hameau de Roque Colombe à Sannes © Hervé Vincent

— Vous aimerez aussi…

2017-04-14T14:20:54+00:00

Coups de coeur

Librairie

Téléchargements

Retrouvez dans ces pages tous les documents, études, rapports, comptes rendus de réunion, que nous mettons à votre disposition.

Délibérations
Rapports annuels
Dernières publications
Natura 2000
Sage du Calavon-Coulon
Forum agricole et alimentaire
Rencontres tourisme durable
Forum des pros Valeurs Parc

Inscrivez-vous à nos lettres d’information

Une autre vie s’invente ici

Contactez-nous

* Champs obligatoires

Conformément à la loi du 6 janvier 1978 relative à l''informatique et aux libertés, vous avez droit d''exercer un pouvoir d''accès et de rectification des données vous concernant. Pour exercer ce droit, vous pouvez écrire au responsable du site.

X