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Promotion de la culture et de la langue provençales

Forum_participants, 11/12/2020
Présentation
Votes (1)

Description

Note : certains éléments ont été inspirés et/ou repris des chartes d’autres PNR de la région PACA

 

On entend souvent parler de l’identité du territoire qui rend ce dernier si exceptionnel. Cette identité n’a d’autre source que l’héritage culturel transmis au cours des siècles, héritage qui se traduit tant dans les modes de vie que dans les paysages (entre autres). Nous sommes à une époque où le patrimoine naturel accapare une attention considérable, et à juste titre, mais où la richesse du patrimoine culturel s’érode insensiblement faute de moyens et de mobilisation suffisante des divers acteurs.

Voici quelques pistes d’actions à examiner :

  • Encourager les programmes d’apprentissage et de transmission de la langue provençale (initiatives en milieu scolaire, stages de langue, traduction dans les documents du Parc…)
  • Encourager et porter à la connaissance du public les publications et supports en provençal : livres, publications locales, chaines de télévision locale (ex : Vaqui), les radios locales (ex : émission Aqui sian bèn)
  • Améliorer et partager les connaissances sur la toponymie provençale, finaliser la double signalisation des entrées de communes du Parc, la déployer dans d’autres lieux (édifices publics, places, rues…)
  • Favoriser les publications, les créations littéraires et musicales valorisant la culture provençale : radio, livres, gazettes communales, documents du Parc, musique, théâtre…
  • Créer des temps de rencontres et des manifestations bilingues, organiser des journées « patrimoine local » autour de la musique, de la chanson, de la langue, développer les contes et les récits, soutenir les pratiques traditionnelles (Fête de la Terre à Saint-Saturnin, feux de la Saint-Jean, processions, carnavals...)
  • Faire le lien entre les patrimoines matériels (paysages, bâti, collections d’objets et de documents) et immatériels (langue provençale, traditions, savoir-faire…)
  • Diffuser la mémoire collective: générer du lien intergénérationnel, redonner vie à l’oralité, créer des temps dédiés à l’écoute, décliner les supports de diffusion de la mémoire (expositions, spectacles vivants, contes, veillées…) ; mettre à profit l’ensemble des outils pour sauvegarder les patrimoines immatériels, réactualiser les anciens supports par l’outil numérique (photographies, films, enregistrements divers, témoignages…), édition…
  • Contribuer à la connaissance historique et culturelle du territoire en exploitant le corpus littéraire provençal (mœurs, traditions et modes de vie anciens, savoir-faire…)

En ce qui concerne la langue provençale au sein du Parc lui-même :

  • Réaliser la traduction en provençal de son site internet et de ses contenus, traduire les publications à destination du grand public (sur site, sur les réseaux sociaux…)
  • Intégrer la langue provençale de manière transversale, interdisciplinaire au sein du Parc (dans les pôles Agriculture, Tourisme durable, Biodiversité-Géologie-Ressources naturelles…)
  • Organiser la formation des agents d’accueil touristique et des agents du Parc leur permettant une transmission authentique des spécificités provençales locales (toponymie, histoire des lieux, culture locale…)
  • Favoriser les échanges d’expériences avec les territoires ayant une politique forte de soutien à leur langue régionale
  • La maison du Parc gagnerait à devenir une vitrine de la culture provençale
  • Devenir un partenaire de l’Observatoire de la langue et de la culture provençale récemment inauguré (Cheval-Blanc)

Il s’agit de s’appuyer sur les associations de protection et de valorisation de la langue et de la culture provençales car ce sont elles qui détiennent une importante partie des connaissances des patrimoines (im)matériels. De plus, elles sont déjà bien implantées localement mais agissent généralement de façon isolée. A ce propos, quelques propositions :

  • Le Parc les soutient et les encourage pour légitimer leurs actions
  • Le Parc sollicite leurs compétences pour participer à la réalisation des pistes d’actions présentées plus haut
  • Le Parc facilite la mise en relation de ces nombreuses associations et les aider à se fédérer pour une action plus cohérente à l’échelle du territoire

EN RÉSUMÉ :

  1. Appuyer la transmission des patrimoines culturels, et notamment la langue provençale : c’est une priorité pour que cette langue du terroir ne disparaisse !
--> éducation des jeunes à leur territoire et à sa culture (à l’école et en dehors), lien intergénérationnel, manifestations culturelles pédagogiques…
  1. Faire vivre cet héritage culturel pour conforter un mode de vie authentique, sans tomber dans la muséification ou le folklore
  2. Améliorer la connaissance des patrimoines culturels
  3. Intensifier les opérations de restauration des patrimoines matériels --> soutenir les initiatives citoyennes avec le concours des élus

11 Commentaires

  1. Je reprends mon compte cette proposition. Il est important de conserver les racines de la Provence, et la langue provençale en est le principal vecteur.

  2. laure 26/01/2021 à 13:37

    Association « Les Amis de Don Savié »
    84440 ROBION

    Notre proposition :
    – appuyer la transmission de la langue provençale : c’est une priorité pour que cette langue ne disparaisse
    – faire vivre cet héritage culturel
    – améliorer et partager les connaissances sur la toponymie provençale
    – intensifier les opérations de restauration des patrimoines matériels

  3. La Fédération Parlaren en Vaucluso, qui regroupe 12 associations Parlaren locales en Vaucluse et regroupe 700 adhérents s’associe à la démarche engagée pour la défense au sein du Parc Régional du Luberon de la langue et de la culture provençales, héritage historique multiséculaire de notre région qu’il est important de ne pas laisser perdre.
    Nous souscrivons aux pistes d’action qui ont été définies et sommes partant pour apporter nos compétences au débat.
    Le secrétaire de la Fédération : Bernard Deschamps

  4. laure 28/01/2021 à 10:21

    Forum d’Oc de Provence-Alpes-Côte d’Azur
    Oustau de Prouvènço-Ostau de Provènça
    8 bis av. Jules Ferry. 13100 Aix en Provence

    Le Forum d’Oc de Provence-Alpes Côte d’Azur, fondé à l’appel de la Maintenance de Provence du Félibrige et de l’Institut d’Etudes Occitanes de Provence-Alpes-Pays Niçois, travaille depuis sa création sur la question de la présence de notre langue dans les Parcs naturels de la région et y a consacré sa Convention réunie en 2018 dans le Parc Régional de la Sainte Baume. Plusieurs municipalités et associations du territoire du Parc du Luberon adhèrent au Forum d’Oc, ainsi que le Conseil Départemental 04.

    A ce titre, il déclare son soutien au texte « Promotion de la langue et de la culture provençales », à deux conditions expresses :

    1) Afin d’éviter toute ambiguïté et toute polémique, que soit précisée dès que possible, en tête du texte que le Parc propose, la définition du terme « langue provençale », en citant explicitement celles qu’en donne Frédéric Mistral dans son « Trésor du Félibrige », à savoir :

    « La lengo prouvençalo : la langue provençale, la langue du Midi de la France […], nommée aussi lengo d’O, langue d’oc ». « La lengo d’O, la langue d’Oc, ainsi nommée à cause de cette affirmation qui lui est particulière et qui est usitée depuis Nice jusqu’à Bordeaux », et en ajoutant cette précision : « Le provençal, l’alpin et le niçois sont dans notre région les expressions de la langue d’oc ou langue occitane ». (L’appellation officielle du Ministère de l’Education Nationale étant « occitan-langue d’oc »).

    2) Que le Parc du Luberon renonce à se lier avec une association, organisme ou institution de promotion de la langue régionale par un partenariat exclusif ou préférentiel.

    Le Forum d’Oc lance un appel à ses adhérents (associations, collectivités territoriales, entreprises, élus, artistes ou responsables culturels) résidant sur le territoire du Parc ou y exerçant un travail ou une activité, pour que se constitue un groupe local ouvert à tous ceux qui partagent ses objectifs, qui pourra être un interlocuteur du Parc tout au long de la révision de la Charte pour les questions de promotion de notre langue originelle.

  5. laure 28/01/2021 à 16:08

    Contributions de la Confrérie du melon de Cavaillon & Traditions Provençales

    – Appuyer la transmission des patrimoines culturels, et notamment la langue provençale : c’est une priorité de l’association pour garantir le lien intergénérationnel et en organisant des manifestations culturelles pédagogiques orientées autour de cours de Provençal, de la création de pièce de théâtre, de chanson adaptée en provençal et de la musique associée.
    – Faire vivre cet héritage culturel pour conforter un mode de vie authentique est un objectif de la Confrérie par la maintenance des costumes et des traditions saisonnières.
    – Améliorer la connaissance de votre culture et de nos traditions par la promotion des produits du terroir et du melon de Cavaillon.
    – Intensifier les opérations de restauration des patrimoines matériels dans l’étude d’une vitrine relative au melon de Cavaillon et de ses produits dérivés.

  6. L’occitan-langue d’oc, langue de la région fait partie de notre patrimoine immatériel est doit être mise en valeur dans toutes les activités du parc par la pratique du bilinguisme, tant à l’oral qu’à l’écrit.

  7. La révision de la Charte du PNR du Luberon est un événement essentiel pour le devenir de notre région et je vous remercie d’ouvrir une enquête publique qui me permet de m’exprimer sur la plateforme de votre site.
    À la lecture des documents que vous mettez à la disposition du public sur le site du PNR, je constate que vous donnez, à juste titre, une place importante aux patrimoines naturels et culturels. Par ailleurs, je suis très étonné que le patrimoine culturel présenté, se limite presque exclusivement au patrimoine matériel, oubliant le patrimoine immatériel et en particulier la langue première du terroir.
    La langue d’oc, est toujours parlée dans les communes du territoire du PNR. Nobélisée en 1904 grâce à la plume de Frédéric Mistral, cette langue est étudiée et admirée dans le monde entier et il est aujourd’hui vital de se préoccuper de son devenir. La langue d’oc dans sa forme provençale permet de sentir et de ressentir le milieu biologique dans lequel on évolue, elle est l’expression de notre terroir puisque créée pour l’exprimer. Elle est donc l’expression exacte de ce terroir, modelée par le temps et par ceux qui nous l’ont transmise. On peut considérer comme un devoir, de la conserver et de la cultiver.
    La structure d’un PNR et les moyens mis à disposition peuvent permettre cette sauvegarde à l’exemple d’autres PNR (PNR de la Sainte-Baume, PNR du Ventoux…) qui s’y emploient activement aujourd’hui.
    Il est urgent de considérer la valeur essentielle du patrimoine immatériel en créant un atelier réunissant l’ensemble des acteurs locaux qui défendent et qui font vivre la langue originelle du Luberon.
    Il est souhaitable qu’une ou plusieurs personnes liées au patrimoine immatériel soient désignées pour participer au Conseil Territorial et ainsi permettre de tenir compte de ce patrimoine fragile dans le cadre de l’élaboration de la future Charte.
    Je suis membre de l’association de l’Escolo dóu Ventour (fédération des associations du PNR qui sont liées au patrimoine immatériel de ce territoire) qui travaille en relation avec le PNR du Ventoux et j’ai participé par ailleurs à l’écriture de sa Charte.
    Je reste à votre disposition pour apporter ma contribution à la révision de la Charte quant au patrimoine immatériel.

    Jean-Bernard Plantevin
    Majoral du Félibrige
    Membre du Forum d’oc

  8. Si Apt venait à être élue « Capitale française de la culture » en mars 2021, ce serait une merveilleuse opportunité pour faire découvrir et mettre en valeur les patrimoines matériels et immatériels du territoire ! Les paysages, la langue provençale ainsi que les savoir-faire artisanaux et agricoles participent grandement à l’identité de ce territoire remarquable.

    Si la culture permet un ouverture au monde, ce qui est évidemment très fécond, il ne faut pas pour autant occulter les spécificités culturelles locales qui sont également très riches. La création artistique peut justement permettre de les révéler sous un autre jour !

  9. laure 01/02/2021 à 09:00

    Association des BELLES à cheval blanc.
    Nous serions intéressé de venir conforter l’importance de la langue et la culture provençale au sein du PNR.
    Notre tradition se perpétue à cheval blanc depuis 120 ans contient des chants et des discours en provençal qui sont instruit aux nouveaux chaque année.
    Un renforcement de nos belles sur cette langue serait le bienvenu. Cela nous permettrait d’enrichir nos chants en Provençal.
    Notre adhésion au PNR pourrait inscrire notre tradition dans ce patrimoine historique et culturel afin de le mettre en valeur . Notre tradition a toujours marqué notre village de tout temps et je pense qu’elle a toute ca place dans l’objectif de valorisation et de reconnaissance des patrimoines locaux que nous retrouvons dans nos communes du PNR.
    Nous sommes ouvert à la construction de projet commun ainsi qu’à des rencontres pour expliquer et faire valoir qui nous sommes.
    Bien amicalement en attend de vos nouvelles afin de construire cette nouvelle charte.

  10. laure 01/02/2021 à 09:04

    Contribution de l’Escolo dis Aup de Forcalquier
    La révision de la charte du Parc Naturel Régional du Lubéron me permet de demander que notre langue et notre culture provençales puissent avoir une plus grande présence dans tous les domaines qui dépendent du PNR.
    Notre langue est en effet d’une très grande richesse et demeure un élément majeur dans la compréhension de notre territoire. Elle véhicule une culture, une philosophie, un certain art de vivre et d’être qui ne peuvent être ignorés.
    Ayant eu connaissance d’un texte qui a été adressé au PNR sur la  »promotion de la langue et de la culture provençales », je porte mon soutien à celui-ci tout en souhaitant que le PNR ne soit associé à aucune association en particulier. Il est important que la langue et le culture provençales ne soient pas oubliés et soient mises en valeur avec l’aide de tous. Pour cela, il est nécessaire que chacune des associations qui défendent ces éléments puissent collaborer.
    Majoral du Félibrige, président de l’association de langue et de culture provençales de Forcalquier , l’Escolo dis Aup, vice- président du Comité des félibres bas-alpins, et vice-président de la Maintenance du Félibrige pour les départements alpins, je souhaite ainsi que le PNR du Lubéron puisse ne pas oublier le passé, la langue, la culture de son territoire. Pour se projeter vers l’avenir, bien vivre notre présent, il faut connaître son passé. Mistral disait que les arbres qui vont le plus haut sont ceux qui ont les racines profondes. Aussi, n’oublions pas notre passé pour vivre notre présent et préparer notre avenir.
    Je ne vais pas faire de plus amples propositions mais vous assure de mon souhait profond de voir notre langue et notre culture mises en valeur. Je demeure disponible pour toutes actions en faveur de la langue et la culture provençales.

    René Martel
    Majoral du Félibrige
    Président de l’Escolo dis Aup de Forcalquier
    Vice-Président de la Maintenance de Provence du Félibrige pour les Alpes
    Vice-président du Comité des Félibres bas-alpins

  11. laure 03/02/2021 à 15:01

    Institut d’Etudes Occitanes de Provence-Alpes-Pays Niçois

    L’IEO, à travers ses sections départementales des Alpes et du Vaucluse, demande que la nouvelle version de la Charte du Parc du Luberon fasse une plus grande part à la promotion de la langue occitane de Provence et du pays Alpin, qu’elle prévoie des mesures pour lui assurer le maximum de visibilité dans l’espace public, dans les médias, dans la formation des personnels des collectivités territoriales et des structures qui les assistent ; qu’elle imagine des dispositifs permettant sur le sujet des partenariats avec le système éducatif, avec les milieux économiques de l’agriculture, de l’industrie et des services ; et qu’un chargé de mission soit dédié dans l’équipe du Parc à la coordination de ces engagements.

    L’Institut d’Etudes Occitanes de Provence-Alpes-Côte d’Azur s’engage de son côté à assister les instances du Parc dans leurs efforts pour la promotion de l’occitan-langue d’oc dans les variantes propres au Lubéron : le provençal et l’alpin central.

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